Dans un groupe G particulièrement relevé, la Belgique et l’Égypte partent avec les faveurs des pronostics. Mais l’Iran, plongé dans un contexte géopolitique extrêmement tendu, et la Nouvelle-Zélande, outsider sans complexe, entendent bien déjouer les calculs et créer la surprise.
À quelques jours du coup d’envoi de la 23e édition de la Coupe du monde, le groupe G concentre autant d’enjeux sportifs que symboliques. Entre la Belgique en quête d’un premier sacre mondial, l’Égypte qui rêve d’un dernier grand exploit avec Mohamed Salah, l’Iran confronté à une situation internationale délicate et la Nouvelle-Zélande déterminée à écrire une nouvelle page de son histoire, la lutte pour les deux places qualificatives s’annonce intense.
La Belgique à la recherche d’un nouveau souffle
L’époque de la célèbre génération dorée semble désormais appartenir au passé. Les retraites internationales d’Eden Hazard, Marouane Fellaini, Mousa Dembélé, Jan Vertonghen, Toby Alderweireld ou encore Vincent Kompany ont tourné une page importante du football belge.
Cependant, les Diables Rouges restent une nation redoutable. Autour des cadres expérimentés Romelu Lukaku, Kevin De Bruyne, Thibaut Courtois et Thomas Meunier, une nouvelle vague de talents tente de prolonger l’héritage laissé par ses glorieux prédécesseurs. Demi-finaliste puis troisième du Mondial 2018, la Belgique dispute sa seizième phase finale de Coupe du monde avec l’ambition de faire mieux que son meilleur résultat historique. Sous la direction de Rudy Garcia, elle figure parmi les outsiders crédibles du tournoi et devrait logiquement jouer l’une des deux premières places du groupe.
L’Égypte rêve d’un adieu en beauté pour Salah
À 34 ans, Mohamed Salah s’apprête probablement à disputer la dernière Coupe du monde de sa carrière. La star égyptienne garde sans doute un souvenir amer de l’édition 2018 en Russie, où une blessure contractée quelques semaines auparavant l’avait empêchée d’évoluer à son meilleur niveau. Cette année-là, comme lors de sa première participation en 1990, l’Égypte avait quitté la compétition dès le premier tour. Les Pharaons espèrent cette fois franchir un cap historique et se rapprocher de leur meilleure performance mondiale, réalisée en 1934 avec une qualification pour les huitièmes de finale.
Portée par son capitaine emblématique et une génération expérimentée, la sélection égyptienne nourrit de légitimes ambitions dans un groupe où elle possède les moyens de rivaliser avec la Belgique pour la première place.
L’Iran entre football et résilience
Jamais sans doute la participation iranienne à une Coupe du monde n’aura été entourée d’un tel contexte. Alors que les tensions militaires avec les États-Unis occupent le devant de la scène internationale, la Team Melli a finalement rejoint son camp de base américain pour préparer son entrée dans la compétition. Au-delà du football, cette présence revêt une forte portée symbolique. Dans un climat particulièrement tendu, les joueurs iraniens tenteront de se concentrer sur le terrain afin d’offrir une parenthèse d’espoir à tout un peuple.
Pour sa septième participation au Mondial, l’Iran ambitionne de franchir enfin le premier tour, un objectif qu’il n’a encore jamais atteint. Fort d’une campagne qualificative convaincante, le sélectionneur Amir Ghalenoei s’appuie sur un groupe expérimenté et ambitieux. Malgré un bilan modeste en Coupe du monde (trois victoires, quatre matches nuls et onze défaites), les Iraniens espèrent écrire la plus belle page de leur histoire dans la compétition.
La Nouvelle-Zélande veut franchir un palier
Présente seulement pour la troisième fois de son histoire après 1982 et 2010, la Nouvelle-Zélande arrive aux États-Unis avec de solides arguments. Les All Whites ont dominé leur zone de qualification et rêvent désormais d’obtenir la première victoire de leur histoire en Coupe du monde. Si leur première participation s’était soldée par trois défaites, celle de 2010 avait laissé une image bien plus positive. Invaincus avec trois matches nuls, les Néo-Zélandais avaient toutefois échoué à se qualifier pour le second tour.
Depuis son arrivée à la tête de la sélection en 2023, Darren Bazeley a construit une équipe compétitive dont une grande partie de l’effectif évolue en Europe. Le principal atout reste Chris Wood, capitaine, meilleur buteur de l’histoire de la sélection avec 45 réalisations et attaquant vedette de Nottingham Forest. Son efficacité pourrait permettre aux All Whites de bousculer la hiérarchie du groupe.
Un groupe plus ouvert qu’il n’y paraît
Sur le papier, la Belgique et l’Égypte semblent disposer d’un léger avantage. Mais l’Iran possède suffisamment de qualités pour troubler les pronostics, tandis que la Nouvelle-Zélande a déjà démontré sa capacité à résister aux adversaires les plus prestigieux. Entre expérience, ambition, résilience et esprit de conquête, le groupe G promet des confrontations passionnantes jusqu’à la dernière journée.