Vingt-quatre ans après le séisme de Séoul, la France et le Sénégal se retrouvent sur la scène mondiale pour un nouveau duel chargé d’histoire. Dans un groupe I relevé, la Norvège d’Erling Haaland et l’Irak tenteront également de tirer leur épingle du jeu.
La composition du groupe I de la Coupe du monde 2026 promet des confrontations passionnantes. Entre la France, vice-championne du monde en titre, le Sénégal, champion d’Afrique, la Norvège portée par son serial buteur Erling Haaland et l’Irak, cette poule s’annonce comme l’une des plus disputées du premier tour.
L’affiche la plus attendue opposera sans aucun doute la France au Sénégal dès la première journée. Un rendez-vous qui ravive les souvenirs du Mondial 2002 en Corée du Sud et au Japon, lorsque les Lions de la Teranga avaient créé l’une des plus grandes sensations de l’histoire de la compétition en battant les Bleus, champions du monde en titre, lors du match d’ouverture.
Porté à l’époque par une génération exceptionnelle composée d’El Hadji Diouf, Kalidou Fadiga, Henri Camara, Tony Sylva, Aliou Cissé ou encore Oumar Daf, le Sénégal avait poursuivi son aventure jusqu’aux quarts de finale. La France, avec Zinedine Zidane diminué, avait quitté la compétition dès le premier tour. Vingt-quatre ans plus tard, une nouvelle génération hérite de cette rivalité symbolique et tentera d’écrire un nouveau chapitre de cette histoire.
France : des adieux royaux pour Didier Deschamps ?
Absente du Mondial américain de 1994, la France revient cette fois aux États-Unis avec le statut de favorite au titre. Pour sa 17e participation à une phase finale, elle vise une troisième étoile après ses sacres de 1998 et 2018. La sélection dirigée par Didier Deschamps possède une armada offensive impressionnante avec Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Mickael Olisé ou encore Adrien Rabiot parmi ses leaders. Les Bleus ambitionnent également d’imiter le Brésil, seule nation à avoir disputé trois finales consécutives entre 1994 et 2002. Au-delà de l’enjeu sportif, cette Coupe du monde pourrait marquer la fin d’une époque. Après quatorze années à la tête de la sélection française, Didier Deschamps quittera son poste à l’issue du tournoi. Ses joueurs rêvent donc de lui offrir une sortie mémorable en lui permettant de soulever un deuxième trophée mondial comme sélectionneur.

Sénégal : dépasser l’exploit de 2002
L’histoire du Sénégal en Coupe du monde reste intimement liée à l’épopée de 2002. Pour sa première participation, le pays avait émerveillé la planète football avant de s’incliner en quart de finale face à la Turquie. Depuis, les Lions de la Teranga ont retrouvé la compétition en 2018 puis en 2022, sans toutefois reproduire les exploits de leurs glorieux aînés. Sous la conduite de Pape Thiaw, la génération actuelle nourrit l’ambition de franchir un nouveau cap.
Avec des cadres expérimentés tels que Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye, Pape Gueye, Iliman Ndiaye ou encore Édouard Mendy, le Sénégal dispose des armes nécessaires pour viser une place parmi les meilleures nations du tournoi. Une qualification pour les quarts de finale, voire davantage, constitue un objectif assumé.

Norvège : le retour des Vikings avec Haaland
Longtemps absente des grandes compétitions internationales, la Norvège retrouve enfin la Coupe du monde après vingt-huit années d’attente. Sa dernière apparition remontait à l’édition 1998 en France. Pour seulement sa quatrième participation après 1938, 1994 et 1998, la sélection scandinave arrive avec de solides arguments. Son principal atout se nomme Erling Haaland. L’un des attaquants les plus redoutables de sa génération, le buteur de Manchester City s’apprête à découvrir la plus grande scène du football mondial.
Absent du Mondial 2022 faute de qualification, Haaland porte désormais les espoirs de toute une nation. Aux côtés de ses coéquipiers, il tentera de conduire la Norvège au-delà des huitièmes de finale, stade atteint lors de ses deux meilleures performances en 1938 et 1998.
Le duel annoncé face à Kylian Mbappé constituera d’ailleurs l’une des attractions majeures du premier tour.

Irak : l’outsider sans complexe
Sur le papier, l’Irak apparaît comme le maillon faible de cette poule. Les Lions de Mésopotamie ne disputent que la deuxième Coupe du monde de leur histoire après leur unique participation en 1986 au Mexique. Si l’élargissement du tournoi à 48 équipes a favorisé leur retour sur la scène mondiale, les Irakiens n’entendent pas se contenter du rôle de figurants. Leur premier objectif sera d’améliorer le bilan de leurs prédécesseurs de 1986, qui avaient perdu leurs trois rencontres de groupe.
L’unique but inscrit par l’Irak en Coupe du monde reste d’ailleurs celui d’Ahmed Radhi face à la Belgique lors d’une défaite 2-1. Quarante ans plus tard, la sélection asiatique espère écrire une nouvelle page de son histoire et profiter pleinement de cette rare présence au sommet du football mondial.
Une poule aux allures de groupe de la mort
Entre la revanche historique France-Sénégal, le retour très attendu de la Norvège emmenée par Haaland et les ambitions d’un Irak désireux de surprendre, le groupe I réunit tous les ingrédients d’une phase de groupe spectaculaire.
Si la France part avec les faveurs des pronostics, la bataille pour les deux billets qualificatifs s’annonce intense. Et dans une Coupe du monde où les surprises ne sont jamais loin, aucune équipe ne pourra se permettre le moindre relâchement.