Mondial 2026 : Patrice Motsepe félicite le parcours des sélections africaines

Par Guy Jaures

À l’heure du bilan de la Coupe du monde 2026, le président de la CAF, Patrice Motsepe, s’est félicité des performances des dix représentants africains. Il a également dévoilé une série de mesures destinées à accélérer le développement du football sur le continent.

La Coupe du monde de la FIFA 2026 restera comme un tournant majeur pour le football africain. Réuni cette semaine en conférence de presse à Johannesburg, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Dr Patrice Motsepe, a dressé un bilan particulièrement positif de la participation des dix sélections africaines engagées dans la compétition. Entre performances inédites et ambitions renforcées, le dirigeant sud-africain estime que le continent est désormais sur la bonne voie pour rivaliser durablement avec les grandes puissances du football mondial.

Une participation historique des sélections africaines

Pour cette première Coupe du monde à 48 équipes, l’Afrique était représentée par l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, la République démocratique du Congo, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie. Selon Patrice Motsepe, cette édition a marqué une étape historique. Neuf des dix représentants africains, soit 90 %, ont franchi la phase de groupes pour accéder à la phase à élimination directe, un taux de qualification jamais atteint par le continent dans l’histoire de la compétition. Avec ses dix représentants, l’Afrique comptait 20,8 % des 48 nations qualifiées au tournoi, mais représentait 28,1 % des équipes présentes en seizièmes de finale, se classant ainsi deuxième continent le plus performant, derrière l’UEFA.

Le Maroc confirme, les autres sélections répondent présentes

Parmi les équipes africaines, le Maroc et l’Égypte se sont illustrés en atteignant les huitièmes de finale. Les Lions de l’Atlas ont surtout confirmé leur nouvelle dimension en décrochant une qualification historique pour les quarts de finale lors d’une deuxième Coupe du monde consécutive, après leur épopée de 2022. Le président de la CAF a également salué les parcours du Cap-Vert, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, de l’Afrique du Sud, du Ghana et de la Tunisie, estimant que chacune de ces sélections avait contribué à rehausser l’image du football africain sur la scène internationale.

« Les équipes africaines ont écrit une nouvelle page de notre histoire »

Dans son intervention, Patrice Motsepe n’a pas caché sa satisfaction. « Les sélections africaines ont accompli des progrès considérables et enregistré des succès majeurs lors de cette Coupe du monde 2026. Je suis extrêmement fier de leur parcours. Avec 90 % d’équipes qualifiées pour la phase à élimination directe, nos représentants ont écrit une nouvelle page de notre histoire sportive. » Le président de la CAF a rappelé l’évolution des performances africaines lors des dernières éditions : 40 % d’équipes qualifiées pour le second tour en 2022, aucune en 2018 et 40 % en 2014, preuve selon lui de la progression constante du continent.
Tout en saluant ces résultats, il a reconnu que des marges de progression subsistent. « Nous avons identifié des axes d’amélioration précis. Je ne doute pas que les entraîneurs, les staffs techniques et les joueurs sauront apporter les ajustements nécessaires afin de garantir des réussites encore plus importantes lors des prochaines échéances mondiales. »

Une conférence technique en préparation

Dans cette dynamique, la CAF organisera prochainement une conférence technique réunissant sélectionneurs nationaux, membres des staffs techniques, anciens internationaux et experts du football. L’objectif sera d’analyser en profondeur les performances des sélections africaines lors du Mondial 2026 afin d’élaborer des recommandations stratégiques en vue de la Coupe du monde 2030. Au-delà du bilan sportif, Patrice Motsepe a détaillé les principaux axes de la stratégie de développement de la CAF. L’instance continentale entend poursuivre ses investissements dans la formation des jeunes, aussi bien chez les garçons que chez les filles, renforcer le football amateur, soutenir les ligues professionnelles et accompagner les équipes nationales des 54 associations membres. La CAF prévoit également d’intensifier la formation des cadres techniques grâce à de nombreuses sessions organisées dans chacune des six zones géographiques du continent. Le Championnat Africain du Football Scolaire demeure par ailleurs un pilier essentiel de cette politique de développement des jeunes talents.

Des infrastructures modernes comme priorité

Patrice Motsepe a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats entre les fédérations, les gouvernements et le secteur privé afin de moderniser les infrastructures sportives africaines. Pour le milliardaire sud-africain, chaque pays doit disposer d’au moins un stade répondant pleinement aux normes de la CAF et de la FIFA afin que les clubs et les sélections nationales puissent évoluer devant leur public. « Ces synergies sont fondamentales pour rénover, moderniser et entretenir nos infrastructures sportives. Chaque sélection nationale et chaque club doit pouvoir jouer à domicile. Il est indispensable que chacune de nos 54 nations dispose d’au moins un stade conforme aux standards internationaux », a-t-il souligné.

Une ambition intacte

En conclusion, le président de la CAF a réaffirmé sa confiance dans l’avenir du football africain. Convaincu que les progrès observés ces dernières années sont le fruit des investissements consentis dans le football masculin et féminin, Patrice Motsepe a affiché une ambition claire : voir un jour une sélection africaine soulever la Coupe du monde, un objectif qui, selon lui, n’a jamais semblé aussi accessible qu’après les performances réalisées lors du Mondial 2026.

Source : CAF

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