Pays hôte de la Coupe du monde 2026, le Mexique ouvre la compétition ce soir face à l’Afrique du Sud dans un stade Azteca en ébullition. Une occasion rêvée pour El Tri de mettre fin à une étonnante série noire dans les matchs d’ouverture du Mondial.
L’attente est terminée. Quatre ans après le sacre de l’Argentine au Qatar, la Coupe du monde est de retour. Ce soir (19 heures GMT), le stade Azteca de Mexico sera le théâtre du coup d’envoi de la 23e édition du tournoi le plus prestigieux du football mondial. Une édition historique à plus d’un titre : la première disputée par 48 nations et la première organisée conjointement par trois pays. Au milieu des 48 sélections engagées, une équipe attire particulièrement l’attention : le Mexique. Pays hôte de cette grande fête du football, El Tri nourrit l’ambition de réussir son entrée en lice face à l’Afrique du Sud, mais aussi de vaincre un adversaire invisible qui le poursuit depuis près d’un siècle : la malédiction du match d’ouverture.
Le rendez-vous est symbolique. En accueillant la rencontre inaugurale, le stade Azteca devient le premier de l’histoire à abriter trois matchs d’ouverture de Coupe du monde après les éditions 1970 et 1986. Une enceinte mythique qui espère enfin voir la sélection mexicaine triompher lors d’un premier match de Mondial. Car les statistiques ne plaident pas en faveur des Verts. Depuis leur première participation en 1930, les Mexicains ont disputé sept matchs d’ouverture de Coupe du monde sans jamais connaître la victoire. L’histoire a commencé par une défaite face à la France (4-1) lors du tout premier match de l’histoire du tournoi. Elle s’est poursuivie par trois revers contre le Brésil en 1950, 1954 et 1962, avant une autre défaite face à la Suède (3-0) en 1958. Les deux seules fois où le Mexique a évité la défaite furent les matchs nuls obtenus contre l’URSS (0-0) en 1970 et l’Afrique du Sud (1-1) lors du Mondial 2010.

Des retrouvailles chargées de souvenirs
Le destin a d’ailleurs réservé un clin d’œil particulier aux supporters des deux nations. Seize ans jour pour jour après avoir lancé la Coupe du monde 2010 au Nelson Mandela Stadium de Johannesburg, le Mexique et l’Afrique du Sud se retrouvent à nouveau pour ouvrir la compétition. À l’époque, les Bafana Bafana avaient tenu en échec les Mexicains au terme d’une rencontre animée conclue sur le score de 1-1. Aujourd’hui, les Sud-Africains espèrent rééditer l’exploit, voire faire mieux. Absents de la scène mondiale depuis près de trois décennies, ils effectuent un retour attendu et comptent bien démontrer qu’ils ne sont pas venus faire de la figuration.
Pour le Mexique, l’enjeu dépasse largement le simple résultat d’un premier match. Dans une compétition où les deux premiers de chaque groupe ainsi que les huit meilleurs troisièmes accéderont à la phase à élimination directe, prendre les trois points dès l’entame constituerait un pas important vers la qualification.
Portés par tout un peuple et par l’ambiance unique du stade Azteca, les Mexicains veulent éviter une nouvelle désillusion devant leur public. Mais face à eux se dressera une équipe sud-africaine ambitieuse, déterminée à gâcher la fête du pays organisateur.
Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 promet ainsi un affrontement riche en émotions, entre une nation hôte en quête de rédemption historique et des Bafana Bafana désireux de marquer leur grand retour sur la scène mondiale. Une chose est certaine : lorsque l’arbitre sifflera le début de la rencontre ce soir à Mexico, c’est une nouvelle page de l’histoire du football qui s’écrira.