À l’occasion du dîner gala organisé samedi dernier pour présenter le trophée de l’AfroBasket U18 aux acteurs du basketball ivoirien, le président de la Fédération Ivoirienne de Basketball (FIBB), Moussa Diarra, s’est confié sur plusieurs sujets. Il a notamment évoqué le soutien financier apporté aux clubs et la nécessité de leur permettre de mieux se structurer afin de favoriser l’émergence d’une véritable économie du sport.
Alors Président, d’où est venue l’idée d’organiser ce dîner gala ?
C’était surtout pour présenter la coupe aux présidents des clubs et aux centres de formation, qui sont les principaux acteurs. C’est grâce à eux que nous avons remporté ce trophée. Il était donc important que nous venions leur présenter ce trophée, qui est leur trophée.
Est-ce à dire que cela devient une tradition, celle de réunir toute la famille du basketball ivoirien autour d’un dîner gala après chaque victoire ?
Chaque fois que nous pourrons, chaque fois que nous aurons des occasions, nous allons réunir la famille pour pouvoir partager.
Vous avez annoncé plus de 300 millions de FCFA versés aux clubs depuis votre arrivée. On a souvent entendu dire qu’au basketball, il n’y a pas d’argent. Comment êtes-vous parvenus à mobiliser ces fonds et les redistribuer ?
C’est grâce aux partenaires de la fédération. Ce que le basketball nous permet de gagner, nous le redistribuons aux acteurs. C’est ce que nous avions promis avant d’arriver. Tout ce que nous allons gagner, nous allons le partager avec les acteurs. C’est grâce à cela. Nous allons poursuivre dans cette dynamique de partage avec les acteurs. C’est ce qui est attendu pour la suite.
En Côte d’Ivoire, il existe un salaire minimum au football. Du côté du basketball, travaillez-vous à cela ?
Nous ne sommes pas encore des professionnels. C’est quand on va vers le professionnalisme, quand l’économie, la chaîne de valeurs est créée et qu’elle est assurée, qu’on peut imposer cela aux acteurs. Je pense que nous en sommes encore loin. Ce que nous sommes en train de faire, c’est de pouvoir aider ces clubs à se structurer et que l’économie globale puisse prendre. Que les jeunes et ces clubs-là puissent eux-mêmes essayer de générer des revenus. Et, c’est en générant ces revenus qu’ils pourront partager avec leurs joueurs. Pour l’instant, nous en sommes aujourd’hui au mécénat et aux présidents providentiels. C’est cette dynamique qu’il faut changer. C’est la première étape. Pour moi, on n’en est pas encore à la question d’un salaire minimum imposé par la fédération.
Vous avez apporté assez d’innovations depuis votre arrivée, quelles sont les innovations pour cette nouvelle saison ?
Nous allons vous déballer tout cela en temps opportun. Nous avançons.