À la veille du derby face au Ghana, le capitaine des Éléphants, Franck Kessié, a évoqué son émotion de retrouver Hervé Renard, la concurrence au sein de la sélection, le soutien du public de Bouaké et les critiques reçues pendant la Coupe du monde.
La joie des retrouvailles
A bientôt 30 ans et avec plus de 100 capes, Franck Kessié est loin de mettre fin à sa belle histoire avec la sélection nationale. L’ancien Stelliste qui vient de retrouver l’Europe, après trois belles saisons en Arabie Saoudite reste un élément majeur dans le projet du sélectionneur Hervé Renard, l’homme qui l’a lancé en 2014 chez les A. « Ça fait plaisir. C’est un sentiment de fierté qui m’anime d’être avec le coach qui m’a sélectionné pour la première fois. Je suis trop content, trop heureux de travailler avec lui. », s’est-il estimé heureux en conférence d’avant match ce mercredi. Quand il obtenait la confiance de Renard, le champion d’Afrique U17 2013 n’avait pas encore fêté ses 18 ans et évoluait toujours en Ligue 1 ivoirienne. Cadre de l’équipe depuis plusieurs années, il observe la montée en puissance d’une nouvelle génération talentueuse. Lors de la conférence de presse d’annonce de la liste, Renard indiquait faire confiance à ces jeunes performants qui arrivent pour bousculer la hiérarchie. Un discours qui n’inquiète pas la » Panthère de Zebizékou ». « C’est le foot, et c’est ça la beauté du foot aussi. Quand je suis arrivé en sélection, j’avais 17 ans et j’ai joué à la place de joueurs plus âgés. Pour moi, c’est le plus méritant qui joue, selon la vision du coach et de son staff. » Les jeunes sont prévenus. leur capitaine est prêt pour la concurrence, à eux d’aller chercher leur place.

Bouaké, aux meilleurs souvenirs
Le milieu de terrain de l’ Atalanta Bergame s’est également réjoui de revenir dans une ville qui a toujours répondu présente derrière les Éléphants. Bouaké, qui garde un souvenir impérissable dans l’histoire des Éléphants, avec ce fameux quart de finale face au Mali lors de la CAN 2023, symbole de l’extraordinaire parcours qui s’est conclu par une troisième étoile continentale. « Ça fait du bien de revenir à Bouaké. Il y a un public très chaleureux qui ne nous lâche jamais. On espère qu’il sera derrière nous jusqu’au bout et qu’il nous portera vers un résultat très positif. »
Pour ce retour à Bouaké, la Côte d’Ivoire affronte le Ghana. Un derby, un sommet du football africain qui a plus tourné à l’avantage des Éléphants que Franck Kessié prépare avec assez d’excitation. « C’est clair. Quand tu joues le Ghana, c’est un derby. Le Ghana est aussi une grande nation africaine, avec de très, très bons joueurs. Comme l’a dit le coach on travaille, on assimile les consignes du coach et de son staff pour être au top demain, dès le coup de sifflet de l’arbitre.»
Très critiqué pendant le mondial, l’ex-milieu défensif de l’AC Milan a positivement abordé le sujet, « Ça fait partie du jeu. C’est ça le football, c’est ça le sport. Il y a des critiques positives comme négatives, et il faut les accepter. »
Une chose est sûre, Hervé Renard et les Éléphants auront besoin de leur capitaine pour prendre les trois premiers points de la campagne des éliminatoires de la CAN 2027, ce jeudi soir (19 heures) dans un stade de Bouaké qui s’annonce incandescent.