Huitièmes de finale : l’Espagne écarte le Portugal, la Belgique corrige les États-Unis

Par Guy Jaures

L’Espagne a remporté le derby ibérique face au Portugal (1-0) grâce à un but de Mikel Merino dans les derniers instants. Plus tard, la Belgique a surclassé les États-Unis (4-1) pour s’offrir un quart de finale alléchant contre la Roja.

Le premier grand choc des huitièmes de finale entre l’Espagne et le Portugal promettait une opposition spectaculaire entre deux des plus belles générations du football européen. Au coup de sifflet final, le verdict est tombé : la Roja poursuit sa route dans la compétition tandis que la Seleção quitte prématurément le Mondial au terme d’un derby décevant sur le plan du jeu. Dans un stade de Dallas acquis à la cause du football, les deux voisins ibériques ont livré une rencontre particulièrement fermée, marquée par de nombreuses approximations techniques et un manque criard d’occasions franches. L’intensité attendue n’a jamais réellement pris forme et les deux formations ont longtemps semblé incapable de faire la différence. Il a fallu attendre la 90e minute pour voir la rencontre se débloquer. Entré en cours de jeu, Mikel Merino a endossé le costume de héros en inscrivant l’unique but de la partie, offrant à l’Espagne une qualification aussi précieuse que laborieuse.

Sans véritablement briller, les hommes de Luis de la Fuente ont une nouvelle fois démontré leur solidité défensive. Après cinq rencontres dans cette Coupe du monde, ils n’ont toujours pas encaissé le moindre but, preuve d’une organisation remarquable. La Roja retrouve ainsi les quarts de finale d’un Mondial pour la première fois depuis son sacre historique de 2010 en Afrique du Sud, où elle avait déjà éliminé le Portugal sur le score de 1-0. Cette élimination marque également la fin de l’aventure mondiale de Cristiano Ronaldo. Vingt ans après sa première Coupe du monde, conclue par une demi-finale perdue face à la France de Zinedine Zidane en 2006, la légende portugaise voit son ultime rêve mondial s’envoler sans avoir réussi à soulever le trophée le plus prestigieux du football.

La Belgique change de dimension

Quelques heures plus tard, la Belgique n’a laissé aucune chance au pays hôte. Après avoir dû batailler pour éliminer le Sénégal au tour précédent, les Diables Rouges ont affiché un tout autre visage face aux États-Unis, s’imposant avec autorité (4-1). Charles De Ketelaere a rapidement lancé les siens en ouvrant le score dès la 9e minute. Les Américains ont entretenu l’espoir grâce à l’égalisation de Malik Tillman à la 31e minute, mais la réaction belge a été immédiate. Deux minutes plus tard, De Ketelaere signait un doublé pour redonner l’avantage à son équipe. En seconde période, Hans Vanaken a creusé l’écart à la 57e minute avant que Romelu Lukaku ne parachève le succès belge dans le temps additionnel (90e+3). Grâce à cette victoire convaincante, les hommes de Rudi Garcia se hissent en quarts de finale avec le plein de confiance.

Un quart de  finale de très haut niveau

Le prochain rendez-vous opposera désormais l’Espagne à la Belgique dans ce qui s’annonce comme l’un des sommets de ces quarts de finale. Solide défensivement et toujours invaincue, la Roja part avec un léger avantage sur le papier. Mais la démonstration offensive des Diables Rouges face aux États-Unis rappelle que la sélection belge possède les arguments pour bousculer l’un des grands favoris de cette Coupe du monde. L’élimination des États-Unis signifie également qu’il ne reste plus aucun pays organisateur en lice dans la compétition.

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