Menée à la pause, l’ASEC Mimosas a renversé l’ASC Kara (2-1), dimanche au Félicia, pour décrocher son billet pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions. Une qualification saluée par Julien Chevalier, mais contestée par Yelato Silué, qui dénonce la gestion des réclamations arbitrales.
Chevalier : « Une qualification largement méritée »
L’ASEC Mimosas a longtemps été en difficulté face à l’ASC Kara. Menés au score à la mi-temps, les Jaune et Noir ont finalement renversé la rencontre en seconde période grâce à un doublé de Sou Olivier. Une remontée qui permet au champion Ivoirien de poursuivre son aventure africaine. En conférence de presse d’après-match, Julien Chevalier a salué la résilience de ses joueurs, leur état d’esprit et la qualité du jeu produit. « Le match, vous le savez très bien, c’est une qualification. Et en plus, largement méritée, mais il a fallu aller la chercher, faire preuve de beaucoup de résilience, d’état d’esprit, de détermination. Et en plus, je pense qu’on a montré énormément de qualités », a déclaré l’entraîneur français. Le technicien estime même que son équipe a livré l’une de ses meilleures premières périodes depuis son arrivée, notamment au regard du nombre d’occasions créées. « Je ne sais pas si ce n’est pas une des plus grandes premières mi-temps qu’on a faites depuis que je suis là, en qualité de jeu, en nombre d’occasions créées », a-t-il ajouté. S’il regrette le manque d’efficacité offensive, Chevalier retient surtout la logique de la victoire et de la qualification.
Les penalties au cœur des débats
La rencontre a également été marquée par plusieurs faits de jeu, notamment les deux penalties accordés à l’ASEC et le carton rouge infligé à un joueur de l’ASC Kara. Des décisions que le camp togolais a contestées. Julien Chevalier, lui, défend les décisions arbitrales. « Le premier penalty est très clair. Le joueur a cherché à jouer le gardien. Sur le deuxième, il y a un penalty, un joueur a été accroché dans la surface donc il n’y avait aucun doute », a-t-il affirmé. Le coach reconnaît que l’expulsion a compliqué la tâche de l’adversaire, mais estime que l’ASC Kara était déjà en difficulté avant cette situation. « C’est vrai que ça fait un carton rouge, ça les a mis en difficulté, mais je pense qu’ils étaient déjà en difficulté bien avant », a-t-il ajouté.
Le Maghreb de Fès, prochain obstacle
Après cette qualification, l’ASEC Mimosas devra désormais se mesurer au club marocain du Maghreb de Fès, un adversaire d’un calibre supérieur à l’ASC Kara. Toutefois, Chevalier reste prudent en se concentrant d’abord sur la reprise du championnat ivoirien, prévue le 25 septembre. « On pensait surtout à se qualifier. Donc là maintenant, on va d’abord s’occuper de commencer le championnat, je pense », a-t-il glissé, tout en soulignant avoir déjà commencé à observer le futur adversaire : « On a vu qu’il ne leur fallait pas beaucoup d’occasions et qu’ils avaient beaucoup plus d’adresse que nous aujourd’hui. » Le double affrontement est prévu en octobre. L’ASEC se déplacera au Maroc entre le 16 et le 18 octobre, avant de recevoir le Maghreb de Fès entre le 23 et le 25 octobre, avec l’objectif d’atteindre la phase de poules, après avoir échoué à y accéder la saison dernière. « L’objectif, c’est d’essayer d’y aller parce qu’on n’a pas su le faire l’an dernier et qu’on a envie de retourner dans ces phases de poules. C’est toujours des grands matchs à jouer, mais on sait qu’il va falloir travailler beaucoup pour bien préparer ce second tour », a rappelé l’entraîneur.
» L’ASEC Mimosas nous a battu, pas, parce qu’elle était meilleure mais parce que c’est la loi du jeu. Un fait de jeu permet de déterminer un vainqueur » : Yelato Silué, coach de ASCK du Togo en conférence.#ccaf pic.twitter.com/p6kqjsac1d
— Le Kpakpato Sportif (@LKsportif) September 13, 2026
Yelato Silué : « Je suis déçu, mais je n’ai rien à reprocher à mes garçons »
Du côté de l’ASC Kara, la déception est grande. Yelato Silué a d’abord salué l’engagement de ses joueurs, tout en exprimant son amertume face à la gestion des réclamations arbitrales. « Je suis déçu. Vous savez, les arbitres sont des humains comme tout le monde mais on nous empêchait de faire une réclamation », a-t-il déclaré. Le technicien ivoirien estime que son équipe devait pouvoir saisir la table de marque pour contester certaines décisions, conformément aux règlements. « L’arbitre a le droit de siffler, parce qu’il est l’arbitre du match. Mais nous avons aussi le droit de prendre le ballon et de lui dire ce que notre joueur, le capitaine, a fait, pour mériter une sanction. Pourquoi nous empêcher d’aller à la table faire des réclamations pour faute technique d’arbitrage ? », a-t-il poursuivi.
« À aucun moment, on ne s’est dit que le match était plié »
Malgré l’infériorité numérique et les deux penalties concédés, Yelato Silué assure que ses joueurs n’ont jamais renoncé. « Vous avez vu le match ? Nous avons fait tout ce qu’on pouvait. On a tout donné. Les garçons ont donné tout ce qu’ils avaient dans les jambes. Malgré l’infériorité numérique, je n’ai rien à reprocher à mes garçons », a-t-il souligné. Il refuse également de considérer que la rencontre était déjà perdue après le but égalisateur. « À aucun moment, on ne s’est dit que le match serait plié. Puisqu’on a essayé jusqu’au bout. Ça n’a pas marché, c’est tout », a-t-il assuré.
Des réserves sur les deux penalties
Concernant les deux penalties accordés à l’ASEC, l’entraîneur de l’ASC Kara se montre prudent. Il ne prétend pas avoir la certitude que les décisions étaient erronées, mais regrette de ne pas avoir pu faire examiner les actions au moment des faits. « Je ne veux pas de polémique. À aucun moment, je n’ai estimé que l’arbitre n’avait pas le droit de prendre sa décision et de siffler un penalty. Mais dès le moment où nous estimons que ce n’est pas clair dans notre esprit, les actions nous permettent de poser une réclamation pour faute technique », a-t-il expliqué.
Le soutien des supporters et un regard positif sur l’ASEC
Yelato Silué a également salué le soutien des supporters togolais présents au stade, qui ont accompagné son équipe durant la rencontre. Il a par ailleurs reconnu les qualités de l’ASEC Mimosas, tout en estimant que les Ivoiriens doivent encore progresser. « Aujourd’hui, je dis bravo. Ils ont poussé. Les mêmes occasions qui se sont créées, les vraies occasions, montrent qu’on est encore en train de façonner l’équipe. Malheureusement, là où il fallait scorer, ils ne l’ont pas fait. Si l’Asec veut aller au-delà du premier tour, je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer pour l’équipe. »