Grâce à une large victoire (4-1) face au Burkina Faso, la Côte d’Ivoire a parfaitement lancé sa Coupe d’Afrique des Nations 2026. En conférence de presse, le sélectionneur des Éléphantes, Reynald Pedros, s’est réjoui de ce premier succès tout en soulignant les nombreux axes de progression de son équipe, notamment sur le plan défensif.
» On a eu 2 visages, le visage offensif qui était très intéressant et défensivement, nous étions très décevant…Ce n’est pas une victoire satisfaisante « 🎙️ Reynald Pedros, sélectionneur de la Côte d’Ivoire en conférence d’après-match.#FootballCIV pic.twitter.com/aRf0vmkvv4
— Le Kpakpato Sportif (@LKsportif) July 28, 2026
La Côte d’Ivoire n’aurait pas pu rêver meilleure entame. Victorieuses 4-1 du Burkina Faso lors de leur premier match de la CAN féminine 2026, les Éléphantes prennent provisoirement les commandes de leur groupe et se placent idéalement dans la course à la qualification pour les quarts de finale. À l’issue de la rencontre, Reynald Pedros a affiché une satisfaction mesurée. Le technicien français retient avant tout les trois points. « C’est trois points, c’est une victoire. C’est toujours bien de démarrer avec une victoire. C’est mieux de préparer le deuxième match après avoir gagné le premier. » Toutefois, le sélectionneur refuse tout excès d’enthousiasme, rappelant que deux rencontres restent à être disputées et que la qualification est encore loin d’être acquise.
Une attaque séduisante…
Sur le plan offensif, l’ancien international français s’est montré particulièrement satisfait de la prestation de ses joueuses. La Côte d’Ivoire s’est rapidement mise à l’abri grâce à une efficacité remarquable. « Nous avons eu un visage offensif très intéressant. Nous avons été décisifs très rapidement et cela nous a permis de prendre confiance », a-t-il analysé. Le quatuor offensif, très inspiré, a constamment mis en difficulté la défense burkinabè. Pour Pedros, cette animation offensive représente une véritable force de son équipe. « Nous savons que nous avons des joueuses offensives de très grande qualité. Lorsqu’elles jouent ensemble, nous devenons dangereux. » Il estime même que ses joueuses auraient pu inscrire davantage de buts avec un peu plus de simplicité dans le dernier geste. « Nous aurions pu marquer deux ou trois buts supplémentaires. Il faut parfois lâcher le ballon un peu plus vite. »
…mais une défense qui inquiète
Si l’attaque a convaincu, le secteur défensif a, en revanche, suscité la frustration du sélectionneur. « Défensivement, le match est très décevant. Il y a eu un grand écart entre l’attaque et la défense. Pour moi, ce n’est pas une victoire complètement satisfaisante. Nous avons manqué de discipline défensive. Nous avons fait beaucoup d’erreurs individuelles qui auraient pu nous coûter cher. », a-t-il souligné, estimant également que ses joueuses n’ont pas suffisamment maîtrisé le ballon, notamment après l’expulsion d’une joueuse adverse. « À onze contre dix, nous aurions dû faire courir notre adversaire et contrôler davantage le match. Au contraire, nous avons voulu aller trop vite vers l’avant et nous nous sommes mis nous-mêmes en difficulté. » Selon lui, le Burkina Faso a parfaitement exploité les longs ballons, un scénario pourtant anticipé avant la rencontre. « Tout ce que nous avions préparé avant le match s’est produit. Elles ont utilisé leur puissance et la profondeur, et nous avons manqué d’appréciation sur plusieurs situations. »
Trouver le bon équilibre
Pour Reynald Pedros, la priorité sera désormais de trouver un équilibre entre le potentiel offensif de son équipe et sa solidité défensive. « Il faut trouver un juste milieu. On dit souvent qu’il vaut mieux gagner 1-0 en étant solide défensivement que marquer quatre buts tout en encaissant beaucoup d’occasions. » Pour les prochaines sorties, il veut voir son équipe capable d’être performante dans les deux phases de jeu. « Notre attaque fait peur, mais il faut désormais que toute l’équipe défende mieux ensemble. », a-t-il martelé.
Inès, la récompense du travail
Interrogé sur la performance remarquable d’Inès, auteure d’un doublé, Reynald Pedros n’a pas caché sa satisfaction. « Depuis le 25 juin, elle a énormément travaillé. Elle nous disait qu’elle n’aimait pas courir ni les préparations physiques. Nous lui avons expliqué que sans cela, elle ne pourrait pas exprimer tout son potentiel. » Pour lui, les efforts consentis ces dernières semaines portent désormais leurs fruits. « Aujourd’hui, c’est sa récompense. Elle est arrivée avec beaucoup de confiance après sa signature. Elle est plus dynamique, elle attaque davantage la profondeur et cela profite énormément à l’équipe. » L’ancien entraîneur du Maroc s’est également réjoui de voir son attaquante retrouver toute sa confiance. « Son premier but est magnifique. Ensuite, elle marque de la tête. Ce sont des gestes qui montrent qu’elle est en pleine confiance. »
Une seconde chance à saisir
Le sélectionneur ivoirien a également rappelé le parcours particulier de son équipe avant cette CAN. Repêchée après son élimination face au Sénégal, la Côte d’Ivoire a finalement obtenu une seconde chance qu’elle entend pleinement exploiter. « Nous sommes entrés dans cette compétition par la petite porte. Nous avons été repêchés. Maintenant, il faut saisir cette opportunité à bras-le-corps. Cela faisait douze ans que le football féminin ivoirien n’avait plus participé à une Coupe d’Afrique des Nations. C’est très important pour notre football. »
Déjà tourné vers l’Afrique du Sud
Malgré ce départ réussi, Reynald Pedros refuse toute forme de relâchement. Il estime que le groupe reste très ouvert après les premiers résultats. Le prochain rendez-vous face à l’Afrique du Sud s’annonce déjà décisif. « Nous savons que ce sera un match très difficile. Rien n’est acquis. Il reste deux rencontres et nous devons continuer à travailler pour atteindre notre premier objectif : la qualification pour les quarts de finale. »
Une victoire convaincante sur le plan comptable, des certitudes offensives, mais aussi plusieurs enseignements défensifs : pour Reynald Pedros, cette entrée réussie constitue avant tout une base de travail avant les prochaines échéances d’une CAN où les Éléphantes espèrent aller le plus loin possible.