Arrivé à la tête de JCA Kings cette saison, John Douaglin entend mettre son expérience du basket africain au service du club ivoirien, notamment pour l’Elite 16 de la Basketball Africa League (BAL), l’entraineur français estime que son équipe sera prête pour mieux attaquer ces éliminatoires afin de décrocher le ticket de la phase finale.
Vous pouvez nous présenter votre parcours avant votre arrivée en Côte d’Ivoire ?
Je m’appelle John Douaglin, j’ai 56 ans et je suis entraîneur professionnel depuis maintenant 25 ans. Mon parcours est assez long. Je suis notamment passé par les Espoirs de Mulhouse, avec lesquels j’ai été champion de France Espoirs des moins de 21 ans. J’ai ensuite évolué en Suisse, où j’ai été champion en participant également à la Coupe d’Europe. Après cela, je suis passé par la Nationale 1, où j’ai remporté le championnat dès ma première année. Je suis ensuite monté en Pro B et j’ai été rattaché aux équipes de France. Par la suite, Randoald Desarzain m’a proposé de venir la Côte d’Ivoire en 2009 pour travailler ensemble. Nous avons repris l’équipe nationale et terminé vice-champions d’Afrique des nations, avant de participer au championnat du monde. J’ai ensuite travaillé avec la République démocratique du Congo (RDC), au niveau de son équipe nationale, puis avec Madagascar. Aujourd’hui, je suis à la tête des JCA Kings.
Comment comptez-vous mettre votre expérience du basket africain au service de votre équipe durant cette Elite 16 ?
Je dirais que cela repose sur ma compréhension du basket africain. J’ai également travaillé au Maroc, donc je connais un peu les spécificités du basket maghrébin. Tous ces éléments me permettent de mieux appréhender certaines situations et de transmettre cette expérience à mon équipe, afin que les joueurs soient plus à l’aise et surtout plus vigilants sur certains aspects du jeu. Nous avons notamment une équipe qui vient d’Algérie. Il y a certaines caractéristiques de ces pays que je connais et que je ne manquerai pas de faire comprendre aux garçons, afin qu’ils puissent se méfier de certaines particularités.
Votre équipe est-elle prête pour ce rendez-vous continental ?
Oui, mon équipe sera prête. Comme je le disais tout à l’heure, on aimerait toujours avoir davantage de temps. En tant qu’entraîneur de haut niveau, on veut toujours entrer dans les détails, perfectionner les choses et aller plus loin. C’est un travail qui, au fond, ne s’arrête jamais. Mais nous allons arriver dans des conditions vraiment intéressantes. Les garçons ont envie et sont prêts à jouer. Maintenant, c’est à nous de répondre présents à chaque match.
Les JCA Kings sont également engagés dans le championnat local. Comment comptez-vous concilier les ambitions nationales et continentales ?
Le projet que m’a proposé le président, c’est de travailler sur les deux tableaux à la fois. C’est évidemment une mission difficile, il ne faut pas se le cacher. Avoir un objectif sur le plan international et un autre sur le plan national n’est pas facile. Il faudra donc une gestion un peu particulière. Les deux compétitions sont importantes pour le club. Nous nous battrons donc sur les deux fronts.