Alors qu’elle avait la possibilité de faire un meilleur résultat à domicile, l’Asec Mimosas a finalement perdu (0-1) face à la RS Berkane. Pour son entraîneur Julien Chevalier, la qualification reste encore possible.
L’Asec Mimosas ira à Berkane le mercredi prochain pour tenter de créer l’exploit pour retrouver les demi-finales de la Coupe de la Confédération, après avoir laissé passer sa chance, hier, au Felicia, face à une équipe Marocaine qui était pourtant prenable. Quelques minutes après cette désillusion, Julien Chevalier, l’entraîneur des Mimos, a tenté d’expliquer ce mauvais résultat en conférence de presse, tout en se donnant une chance de renverser le cours des choses dans une semaine.
Un match raté
» Pour réaliser un exploit, il faut faire un match parfait. Et dès la première mi-temps, malheureusement, il ne s’est pas passé parfaitement. On n’a pas saisi les quatre bonnes opportunités qu’on a eues pour essayer de faire douter un petit peu cette équipe. Il y avait quelques espaces qu’on n’a pas bien utilisés pour ouvrir le score. Et après, ils ont refermé ces espaces-là. Ils se sont dit peut-être qu’un match nul allait être bien. Ils ont joué des choses plus simplement. Et c’est en deuxième mi-temps qu’on l’a payé avec des circonstances un petit peu compliquées qui n’aident pas à faire un match parfait non plus. Le but est largement évitable. C’est peut-être un manque de maturité et de communication, d’après ce que j’ai entendu dans le vestiaire à la fin. Mais pour faire un exploit, il faut éviter ce genre d’erreur qui nous coûte cher, qui fait qu’après on est mené au score. Et en plus, derrière, d’autres événements que je n’ai pas bien compris nous emmènent à jouer à 10. D’entrée de match, on a un centre dangereux où notre joueur me semble retenu. Mais j’ai l’impression que la VAR ne marche pas. Sur le carton rouge, deux joueurs qui se heurtent de la tête, ça devient un carton rouge. C’est très bien géré pour que le match se passe bien. Et après, c’était beaucoup plus difficile. On avait nos atouts sur le terrain et on n’était pas dans le match parfait, malheureusement. Il faudra faire un match plus que parfait pour faire un exploit au match retour ou un miracle, comme vous voulez « .
Le manque de qualité technique dans l’équipe
» Cela fait partie des éléments qui nous ont manqués pour pouvoir faire la différence, mieux finir les situations et puis même mieux les amener. On a vu après que dès qu’ils se sont re-situés dans leur bloc, bien installés, on avait un peu plus de mal à créer des déséquilibres, à avoir la justesse dans le jeu vers l’avant, le jeu entre les lignes. Par exemple, on a un débat sur Brou David qui malheureusement se fait expulser. On le trouve peu présent, mais moi je trouve qu’on n’est pas capable de lui donner les ballons. Donc ça fait partie de cette qualité, cette touche technique, cette capacité à voir un petit peu plus vite les espaces et trouver des joueurs dans les bons espaces. On a vu des joueurs un peu hésitants parfois dans le jeu vers l’avant, quelques déchets techniques, et c’est ce qui manque pour désarçonner les blocs bien en place parce qu’on sait que cette équipe, c’est une équipe solide, elle prend peu de buts dans toutes les compétitions qu’elle joue. Donc ce n’est pas une surprise et il fallait être très bon. On aurait pu en profiter en première période sur quelques situations et là, ça met les choses dans un meilleur sens pour faire un exploit. Quand on laisse passer ces opportunités, c’est un adversaire assez mature qui est capable de bien gérer les situations de jeu. Et nous, à l’inverse, on ne l’a pas fait parce qu’à la fin, on peut se dire qu’un 0-0, reste un bon résultat et on prend un but sur une action très ennuyeuse parce qu’elle doit être beaucoup mieux gérée, elle n’est pas très compliquée à gérer. Mais on est un petit peu hésitant, on communique mal et on se met à la faute tout seul. Le joueur a profité d’un ballon tout seul pour fusiller notre gardien. Voilà, c’est un petit peu décevant sur ce côté-là « .
Les changements tardifs
» Nos meilleurs atouts étaient sur le terrain. Vous parlez de joueurs que nous on voit tous les jours à l’entraînement. On était sur cette deuxième mi-temps, et en plus, malheureusement, c’est arrivé au moment du carton rouge. Je vous dis, le changement était prévu. Il aurait même pu être fait, s’il n’y avait pas eu ce palabre, tout était déjà prévu et David devait sortir. Il y aurait eu des changements sur des joueurs offensifs. Mais après, une fois qu’on se retrouve à 10, il faut garder un minimum de capacité à partir en profondeur avec des joueurs de vitesse, ce qui n’est pas le cas de Dibi Béranger, malheureusement, sur ce que je vois à l’entraînement. On a fait rentrer Armando, qui est un joueur de vitesse. Après, nos vrais atouts étaient là. On évolue avec ces joueurs-là depuis quelques temps, et c’est eux qui nous créent des occasions, c’est eux qui nous mettent des buts. Malheureusement, arriver à 10, c’est beaucoup plus difficile, peu importe les joueurs sur le terrain, on est en infériorité. Sinon, Razak allait rentrer, on était à 11, c’était un schéma différent. Mais là, il fallait la capacité à aider défensivement, mais à repartir dans des courses en profondeur. On ne peut pas dire que c’est sur les courses que ces joueurs-là ont été en défaut. Ecua est un joueur de vitesse de profondeur, Dosso est un joueur de vitesse de profondeur. C’est sur la justesse qu’ils sont moins adroits par moment. Mais ce n’est pas en les enlevant qu’on se serait peut-être créé beaucoup plus d’occasions. On était acculé, on était un de moins, il fallait garder de la vitesse. Les changements étaient prévus au moment où, malheureusement, les choses ont basculé. C’est là où je pense qu’il y a quand même une décision qui est très importante. Pour qu’il y ait un rouge, il faut que ce soit une grosse faute. Là, ce sont deux joueurs qui jouent le ballon de la tête, ça devient un carton rouge, c’est ça qui est un peu embêtant. Parce qu’une équipe à 10, ça crée quand même beaucoup de difficultés pour revenir au score « .
Qualification toujours possible pour l’Asec ?
» C’est mathématique. On a parlé hier de tous les scores possibles. Ça va se jouer différemment maintenant qu’on est mené avant la rencontre retour. Mais, on va aller pour jouer le plus de cartes possibles. Essayer de renverser une situation qu’il faut le reconnaître est difficile. Mais on ne peut pas abandonner. Et puis, le mur jaune n’abandonne jamais. C’est la devise de l’Asec Mimosas aussi. Et on va y aller, on ne va pas abandonner, on va se battre. Maintenant, il faudra que tout se mette en place et que les étoiles s’alignent dans le bon sens, ce qui n’était pas le cas ce soir « .