En conférence d’après-match, le sélectionneur Reynald Pedros a debriefé la victoire (2-0) face au Kenya. Il y a encore du boulot, c’est l’analyse principale du technicien.
» J’ai finalement 2 absentes dans le groupe. Habibou Ouédraogo qui n’a pas achevé sa naturalisation et Elloh Rebecca qui n’a pas retrouvé un document administratif nécessaire pour le voyage » Reynald Pedros, coach de la sélection féminine A.#footballfémininciv pic.twitter.com/Dw0OKX04SM
— Le Kpakpato Sportif (@LKsportif) April 5, 2025
Victorieux grâce au but de N’Dri Grâce et Diakité Mariam, les éléphants dames ont livré une prestation qui permet à son sélectionneur de jauger le niveau de son équipe.
» La satisfaction d’avoir gagné, déjà, je pense que c’est quelque chose d’important. Après, il y a eu, je dirais, deux mi-temps complètement différentes mais sur l’ensemble du match, voilà, la victoire est là. Ça va nous permettre de prendre confiance, ça va nous permettre de travailler. Et puis, on va, dès demain, retourner au travail pour cette deuxième confrontation, mardi prochain. Il y a du travail. Il y a énormément de travail. Je pense qu’on verra les progrès au fur et à mesure des matchs qu’on fera. Et puis, il faut travailler dans la sérénité, avec beaucoup d’envie, avec beaucoup de professionnalisme. Et puis, enchaîner les étapes petit à petit. Alors, il y a un premier match qui s’est passé là, il y en aura un deuxième mardi…Comme je le disais, la première mi-temps, pour moi, elle est très très très compliquée. Tant sur le plan tactique, tant sur le plan technique. On n’a absolument pas fait ce qu’on devait faire, ou ce qu’on a voulu faire, ce qu’on avait préparé. Peut-être un peu de nervosité aussi. Les joueuses ont envie de bien faire. Les joueuses ont envie de montrer. Elles ont peut-être, sur cette première mi-temps, surtout oublié un peu le collectif. Mais encore une fois, il y a quand même énormément de générosité. Et il y a énormément d’envie. Alors, il y a du déchet. Mais le déchet, il va s’effacer au fur et à mesure par le travail. Mais voilà, je pense qu’il faut s’appuyer sur ce match-là, sur la victoire. Et leur dire qu’on n’a pas été si bons que ça. Mais qu’on a quand même concédé très peu d’occasions. Et on aurait peut-être pu marquer un ou deux buts de plus. Donc, il y a de la satisfaction. Mais bien sûr qu’il faut qu’on travaille encore et encore « .
» C’est notre premier match international, et c’est leur premier match, je crois, depuis deux ans. Donc, il faut aussi remettre un peu la machine en route. Il faut que les filles se rendent compte que le niveau international, ce n’est pas le niveau du championnat. Mais en tout cas, c’est sûr, et on le savait de toute manière, qu’il y aurait du travail, beaucoup de travail, pour arriver au mois d’octobre à la qualification pour la CAN. «
Le prochain rdv est pour ce mardi 8 au même lieu et heure et Reynald est déjà focus.
» On va déjà bien récupérer avec celles qui ont joué. On a vu qu’elles étaient très fatiguées. Donc, on va faire le bilan un peu demain, après le décrassage, avec le staff médical, pour savoir un petit peu quelles sont les joueuses qui ont besoin encore de se reposer, qui ont besoin de se ménager un petit peu. Et puis, très tranquillement, on va préparer ce deuxième match. Il y a peut-être d’autres joueuses qui vont démarrer. Donc, on verra bien. C’est un peu l’état de fatigue des unes et des autres qui va nous guider sur ce deuxième match. Mais, en tout cas, les joueuses qui seront sur le terrain seront à 100% pour aller gagner ce deuxième match. «
Celui qui est très attentif à l’engouement du football féminin s’est exprimé sur l’affluence du jour.
» Je crois qu’il ne faut pas être déçu. On a vu des spectateurs qui nous ont encouragés tout au long du match. Il ne faut pas non plus qu’on se voile la face. On a eu une première mi-temps très, très, très compliquée. Et à tous les niveaux. C’est à nous de montrer aux gens qu’on progresse, qu’on gagne des matchs, qu’on a envie qu’ils reviennent nous voir. L’engouement, de toute manière, ne se fera pas comme ça, tout d’un seul coup. Ça va venir crescendo petit à petit. J’espère qu’il y aura un peu plus de monde sur le deuxième match. Mais ceux qui seront là, il faut qu’on arrive à les emmener avec nous. Il faut qu’on arrive à gagner ce deuxième match. Et puis on verra bien par la suite. Mais encore une fois, si on veut que les gens s’intéressent au football féminin, il faut que nous, on fasse notre part de travail. C’est-à-dire gagner des matchs, essayer de bien jouer au football, avoir une identité forte de cette Côte d’Ivoire. Et puis après, les gens, s’ils prennent du plaisir, je pense qu’ils reviendront au stade. «
Après la prestation du jour, le sélectionneur est encore convaincu du niveau qui est encore loin du top continental et sait ce qu’il doit faire.
» Non, non. On a trop de manque aujourd’hui pour prétendre vouloir rivaliser avec les très bonnes équipes africaines. Aujourd’hui, on est dans une phase de travail. Il faut s’améliorer à tous les niveaux. C’est pour ça qu’on n’a pas le niveau international des équipes de haut niveau. Mais on y travaille pour. On va faire en sorte que les choses arrivent à un niveau très élevé quand on va jouer notre match de qualification au mois d’octobre. Parce qu’il faudra être dans cet état d’esprit à ce niveau-là, si on veut passer. Encore une fois, on a un petit peu de temps sans en avoir. Parce qu’il nous restera deux dates FIFA avant le mois d’octobre. Mais on a des dates locales pour pouvoir faire travailler les joueuses locales. Donc ça, c’est une bonne chose. C’est un ensemble de choses qui va faire qu’on va progresser ensemble, qui va faire que les joueuses vont comprendre ce qu’on attend d’elles. Et puis surtout, ils vont comprendre ce que c’est que le haut niveau. On a vu encore ce soir des joueuses qui ont eu du mal à finir le match physiquement…Et ça fait partie des choses qu’on doit améliorer. Mais il n’y a pas d’inquiétude aujourd’hui par rapport à ça. On va travailler. Et puis les joueuses qui progresseront, les joueuses qui nous apporteront en plus, continueront à travailler avec nous. «