Pour sa toute première participation à une Coupe d’Afrique des Nations, l’arbitre FIFA ivoirien Kpan Clément a marqué les esprits au Maroc. Officiant lors de quatre rencontres, il revient sur son expérience, le travail accompli et livre un message fort à la jeune génération.

Vous venez de participer pour la première fois à une Coupe d’Afrique des Nations. Quel sentiment vous anime en tant qu’ambassadeur de la Côte d’Ivoire ?
C’est avant tout un sentiment de fierté. Représenter toute une fédération à une compétition de cette envergure est un immense honneur. Je rends grâce à Dieu et je remercie toutes les personnes qui ont contribué à cette réussite, avec à leur tête le président Idriss Diallo.
Vous avez officié quatre matchs durant cette CAN, dont trois en tant que premier assistant et un comme arbitre titulaire. Est-ce l’aboutissement du travail effectué au plan national ?
Absolument. C’est le fruit du travail réalisé en Côte d’Ivoire. Nous bénéficions d’un encadrement de qualité, aussi bien sur le plan physique que technique, ce qui nous permet d’être compétitifs au plus haut niveau.
Comparée à la précédente édition, la Côte d’Ivoire comptait moins de représentants dans l’arbitrage. Peut-on parler de régression ?
Je ne parlerais pas de régression. La sélection des arbitres obéit à plusieurs critères. Avant la liste définitive, il y a une phase de présélection. Nous étions quatre arbitres ivoiriens présélectionnés. Malheureusement, tous n’ont pas été retenus, mais je suis convaincu que l’avenir sera meilleur.
Êtes-vous optimiste quant à une éventuelle participation à une Coupe du Monde ?
Ce sera difficile, car les arbitres présélectionnés pour la Coupe du Monde le sont depuis la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. Mais en arbitrage, rien n’est jamais totalement fermé. Il faut rester optimiste, même si le défi est de taille.
Sur le plan personnel, que représente cette CAN pour vous ?
C’est une expérience exceptionnelle. La Coupe d’Afrique des Nations est la compétition phare du continent. Y participer est un immense plaisir, autant pour moi que pour toute la fédération ivoirienne de football.
Quel message adressez-vous aux jeunes arbitres ivoiriens qui rêvent de disputer une CAN ou une Coupe du Monde ?
Je leur dirais de faire preuve de persévérance, de travail et d’abnégation. J’ai débuté l’arbitrage en 2002 et il m’a fallu 23 ans pour participer à ma première CAN. Rien ne s’obtient sans patience ni sacrifice.