La Coupe d’Afrique des Nations change de dimension. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a annoncé ce mercredi l’élargissement de la compétition à 28 sélections à partir de l’édition 2027, une réforme qui bouleversera aussi bien les qualifications que l’organisation du tournoi.
365 days until Africa comes together. 🌍🏆
One year until Kenya, Tanzania and Uganda welcome the continent for #TotalEnergiesAFCON Pamoja 2027. 🇰🇪🇹🇿🇺🇬 pic.twitter.com/cjUJhly97U
— CAF (@CAF_Online) June 19, 2026
La Coupe d’Afrique des Nations entre dans une nouvelle ère. À moins d’un an du coup d’envoi de la CAN 2027 et à quelques semaines du début des éliminatoires, la Confédération Africaine de Football (CAF) a officialisé l’une des réformes les plus importantes de son histoire récente. En conférence de presse tenue ce mercredi 23 juillet à Johannesburg, son président, Patrice Motsepe, a annoncé que la phase finale de la CAN passera de 24 à 28 équipes dès l’édition 2027, organisée conjointement par la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda du 19 juin au 17 juillet. Cette décision, évoquée depuis plusieurs mois dans les coulisses de l’instance continentale, était très attendue. Restait à savoir si elle entrerait en vigueur dès 2027 ou serait repoussée à une édition ultérieure. Patrice Motsepe a levé toute ambiguïté en confirmant son application immédiate, saluant au passage les efforts consentis par les trois pays hôtes. « La CAN en Afrique de l’Est sera un succès. Je suis fier du travail que réalisent les chefs d’État de ces trois pays », a déclaré le président de la CAF, convaincu que cette première organisation conjointe dans la région marquera un tournant pour le football africain.
Une qualification élargie
L’augmentation du nombre de participants aura des conséquences directes sur les éliminatoires. Avec 28 places à attribuer, quatre sélections supplémentaires rejoindront la phase finale par rapport au format actuel. Dans les douze groupes de qualification, les deux premiers continueront de décrocher leur billet, tandis que les quatre meilleurs troisièmes compléteront désormais le tableau des qualifiés. Une formule qui ouvre davantage la porte aux nations émergentes et promet une lutte encore plus intense jusqu’aux dernières journées des éliminatoires. Pour plusieurs sélections régulièrement aux portes de la qualification, cette réforme représente une opportunité historique de participer à la plus prestigieuse compétition africaine.
⚽️ ℂ𝔸𝔽 ℙ𝕣𝕖𝕤𝕤 ℂ𝕠𝕟𝕗𝕖𝕣𝕖𝕟𝕔𝕖 🎙️
🗣️ The CAF President Dr Patrice Motsepe elaborates on the importance of working with other Football federations!
🚨 LIVE
📺 SABC 2 | SABC Sport
🌐 https://t.co/26PdrPrnVE#SABCSportFootball #CAF pic.twitter.com/voNZBN4ZEK— SABC Sport (@SABC_Sport) July 22, 2026
Un défi organisationnel majeur
Cet élargissement impose également un cahier des charges plus exigeant aux pays organisateurs. L’accueil de quatre équipes supplémentaires nécessitera davantage d’infrastructures sportives et logistiques. Les trois pays hôtes devront notamment prévoir un septième stade afin d’accueillir les rencontres du groupe supplémentaire, en plus des six enceintes habituellement utilisées depuis l’introduction du format à 24 équipes en 2019. Le nombre d’hôtels, de terrains d’entraînement, de sites d’hébergement et les capacités de transport devront également être revus à la hausse afin de répondre aux standards de la CAF.
Pour le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, qui accueilleront ensemble leur première CAN, ce défi constitue également une formidable opportunité de développer durablement leurs infrastructures sportives.
Une évolution constante
Cette nouvelle réforme s’inscrit dans la continuité des transformations qu’a connues la compétition au fil des décennies. La CAN était passée de 12 à 16 équipes en 1996 lors de l’édition organisée en Afrique du Sud, finalement disputée à 15 après le forfait du Nigeria. En 2019, la CAF avait franchi une nouvelle étape en portant le nombre de participants à 24. Huit ans plus tard, l’instance dirigeante poursuit cette dynamique avec un tournoi à 28 équipes, reflétant la progression du football africain et le nombre croissant de nations capables de rivaliser au plus haut niveau continental.
La cagnotte de la Coupe d’Afrique des Nations dames a doublé pour cette édition. Nos Eléphants dames vont jouer pour gagner 2 millions de USD (+1 milliard de FCFA) en plus du trophée 🏆. #FootballCIV pic.twitter.com/YDapAe7nLR
— Le Kpakpato Sportif (@LKsportif) July 22, 2026
Des enjeux sportifs et économiques
Au-delà de l’aspect sportif, cette réforme répond également à des objectifs économiques. En augmentant le nombre de matchs, la CAF espère accroître les revenus générés par les droits télévisés, les partenariats commerciaux, la billetterie et les recettes marketing. L’élargissement permettra aussi d’offrir une plus grande visibilité à de nouveaux marchés du football africain, tout en renforçant l’attractivité de la compétition auprès des diffuseurs internationaux. Pour les petites nations, cette évolution représente une chance supplémentaire de participer à la fête continentale, d’accélérer leur développement sportif et de gagner en expérience au plus haut niveau.
Une CAN tous les quatre ans
Patrice Motsepe a également confirmé une autre évolution majeure du calendrier africain. L’édition 2028 sera la dernière organisée selon le rythme biennal. À partir de cette échéance, la Coupe d’Afrique des Nations se disputera tous les quatre ans, afin d’alléger le calendrier international et de mieux s’harmoniser avec les autres grandes compétitions mondiales. Dans cette perspective, la CAF a déjà lancé les appels à candidatures pour l’organisation des éditions 2028, 2032 et 2036, ouvrant un nouveau chapitre dans l’histoire de son tournoi phare.