Participant au cours de la Licence CAF A organisé à Bingerville, Guy Demel met en avant l’importance réglementaire de cette formation, mais surtout sa richesse humaine et pédagogique. Pour l’ancien international ivoirien, cet investissement dans la formation des entraîneurs est une condition clé du rayonnement durable du football national.
La reprise de la Licence CAF A en Côte d’Ivoire continue de susciter des réactions positives au sein des techniciens engagés dans la formation. Parmi eux, Guy Demel, ancien international ivoirien et stagiaire du programme, partage une impression marquée par la satisfaction et la conviction de participer à une étape déterminante, tant sur le plan personnel que pour l’avenir du football ivoirien. Pour l’ex-défenseur des Éléphants, la Licence CAF A répond avant tout à une exigence incontournable. « La licence CAF est essentielle pour nous si nous voulons pouvoir exercer sur les bancs de touche africains », explique-t-il. Dans un contexte où les règlements de la CAF sont de plus en plus stricts, l’obtention de ce diplôme devient un passage obligé pour entraîner au plus haut niveau sur le continent.
Mais au-delà de l’aspect réglementaire, Guy Demel insiste sur la dimension humaine et pédagogique de la formation. Il évoque une véritable plateforme d’échanges, où les stagiaires partagent leurs expériences de terrain, confrontent leurs idées et s’enrichissent mutuellement. « C’est une formidable opportunité de partage d’expériences », souligne-t-il, mettant également en avant la qualité des formateurs et instructeurs, tous dotés d’un vécu riche et d’un savoir précieux à transmettre. Selon lui, ces formations jouent aussi un rôle fondamental dans l’entretien des compétences. Elles permettent de consolider les acquis, de revisiter certaines certitudes et parfois de les remettre en question. « Dans le football, personne ne détient la vérité absolue », rappelle Guy Demel, pour qui la formation continue est une nécessité tout au long de la carrière d’un entraîneur.
L’organisation de cette Licence CAF A à la Direction Technique Nationale de Bingerville est également perçue comme une avancée majeure. Pour Guy Demel, le fait que cette formation soit désormais accessible sur le sol ivoirien constitue une chance non seulement pour les entraîneurs, mais aussi pour l’ensemble du football national. Il y voit une étape structurante, porteuse d’espoir, notamment avec la perspective des licences supérieures à venir. Plus largement, l’ancien international inscrit cette initiative dans une vision de long terme. « Si nous voulons que le football ivoirien rayonne durablement, nous devons investir dans la formation de formateurs et d’éducateurs compétents », affirme-t-il. Une condition indispensable, selon lui, pour mieux accompagner les jeunes talents, améliorer la qualité du jeu et offrir émotions et spectacle au public ivoirien. Sur le plan personnel, Guy Demel reconnaît le caractère primordial de cette formation. Malgré ses équivalences européennes, il souligne l’importance de se conformer aux nouvelles règles mises en place par la CAF, qu’il juge bénéfiques pour le développement du football africain. « C’était une nécessité, autant pour mon développement personnel que professionnel », conclut-il.
Entre exigences réglementaires, partage d’expériences et apprentissage continu, l’impression de Guy Demel résume l’esprit de cette Licence CAF A : une formation structurante, tournée vers l’excellence, au service des entraîneurs et du futur du football ivoirien.