Matchs amicaux internationaux / Reynald Pedros :  » Les joueuses sont prêtes « 

Par Guy Jaures

Les Éléphantes de Côte d’Ivoire affrontent le Kenya en amical, les 4 et 8 avril au Felicia (19 heures). Avant cette double confrontation, le sélectionneur national, Reynald Pedros, était en conférence ce matin.

Dans la préparation des éliminatoires du Mondial 2026, la Côte d’Ivoire a décidé d’affronter le Kenya à Abidjan. Une belle occasion pour le nouveau sélectionneur, Reynald Pedros de faire une revue de troupe. Pour ces deux matchs, l’ancien entraîneur de l’équipe féminine de Lyon a sélectionné 25 joueuses.  » Normalement, il y a toujours 20-22 joueuses. Pour avoir un peu plus de joueurs, on double les postes généralement. Pour ces deux matchs nous avons pris 22 joueuses et 3 gardiennes. Normalement, il y a à peu près 7 joueuses qui jouent à l’étranger. Le reste, c’est des joueuses locales. Vous savez qu’aujourd’hui, le championnat ivoirien, est considéré comme un championnat professionnel, on a un peu plus de joueurs. On essaie de regarder, on voit que ça grandit. Ça nous permet d’avoir les joueuses avec nous, de pouvoir travailler, de pouvoir améliorer ce qui est à améliorer. Et quand on a une fenêtre FIFA et que les joueuses étrangères arrivent, on fait en sorte que la qualité des joueuses qui arrivent soit égale à la qualité des joueuses qui sont ici, qui s’entraînent ici, qui jouent ici au quotidien. Voilà notre objectif global avec le staff « .

Pour le sélectionneur, le choix du Kenya s’est fait de manière réfléchie.  » Sur le précédent stage, c’était vraiment un stage de découverte. On a pris les joueuses pour, vraiment, leur montrer ou leur faire comprendre ce qu’on attendait. Dans le travail, dans l’hospitalité, dans toutes ces choses-là, c’était un moment important pour nous de voir les joueuses aussi vivre ensemble. C’est-à-dire voir comment elles se comportaient entre elles, comment elles se comportaient avec le staff, cet état d’écoute. Et puis être vraiment dans le travail et ne pas avoir cette fenêtre qui est la fenêtre FIFA, c’est une fenêtre de 10 jours où il y a deux matchs. C’est la compétition. Généralement, quand tu as deux matchs, tu prépares la compétition et tu as beaucoup moins de temps pour travailler. Sur le premier stage, on a fait un premier match en interne, au deuxième match, on a fait un club ici. Justement, pour qu’il n’y ait pas cette fenêtre de compétition absolue, mais qu’il y ait plus une fenêtre de travail, pour qu’on puisse regarder les joueuses en situation, contre une équipe de club, et qu’on puisse avoir notre propre avis sur ce qu’elle avait pu retenir de ce qu’on avait à travailler depuis ces 10 jours.

 

Après, sur le stage de Kenya, on est un peu dans la continuité. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on n’est absolument pas prêt à jouer le Nigeria, jouer l’Afrique du Sud, jouer toutes ces nations-là qui sont beaucoup plus avancées. Donc, il faut y aller un petit peu de chaque jour. On va choisir des nations qui sont un petit peu moins performantes que celles que l’on n’était pas, et ça va nous permettre d’aider à travailler. Tout en sachant qu’il y a deux matchs à gagner, on a travaillé depuis lundi. On verra donc demain soir, les faits, si ça été bien, le prix de travail et tout ça. Et après, on a le reste du deuxième match. On va réfléchir encore à certaines choses. On va peut-être changer un peu les jeux pour avoir un maximum de joueurs. Il n’y aura plus beaucoup de temps, mais ça va monter crescendo pour arriver au mois d’octobre « .

Pour le sélectionneur, l’objectif de tout ce travail est la qualification pour le mondial 2026. Et, même s’il y a encore du boulot, il se dit satisfait du travail de ses filles. Pour Amani Bernadette, capitaine des Éléphantes, c’est une chance pour elle et ses coéquipières d’avoir Reynald Pedros comme sélectionneur.  » C’est un sentiment de joie et quand tu es joueuse professionnelle, le summum de la vie, c’est de représenter son pays. Je suis fière. Quand nous avons appris la venue du coach au-devant de notre sélection, c’est avec envie, connaissant son parcours, son palmarès dans le football féminin que nous avons attaqué les différents stages « .

Les Kenyanes sont également confiantes avant d’aborder ces deux matchs amicaux en terre d’eburnie.  » Nous sommes contentes d’être ici pour jouer ces matchs amicaux. Nous nous sommes bien préparées pour ces matchs sachant que ce sont des matchs tests pour les éliminatoires de la CAN à venir. Je ne peux pas dire qu’une équipe est plus forte que la nôtre. C’est seulement après les rencontres qu’on saura cela « , a déclaré Beldine Odemba, la sélectionneure du Kenya.

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